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Bangui : L’ANJFAS invite les groupes armés à faciliter les interventions humanitaires

L’association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS), préoccupée par les violences de ces dernières semaines et soucieux de la situation humanitaire des personnes vulnérables sur les sites des déplacés, invite les groupes armés à faciliter l’accès des humanitaires dans l’exercice de leurs missions.
L’ANJFAS, qui intervient en ce moment dans six (6) sites des déplacés, aux côtés des femmes enceintes dans le cadre de la prévention de la transmission du VIH parent/enfant (PTPE), a noté avec consternation que depuis la reprise des violences dans la capitale, les humanitaires sont empêchés par des groupes armés pour apporter de l’appui aux personnes vulnérables dont certaines vivent grâce aux humanitaires.
L’ANJFAS regrette que ses animateurs n’ont pas pu, durant cette crise à avoir accès aux sites des déplacés pour orienter les personnes ayant besoin de son conseil dans les services de prise en charge des femmes enceintes et des personnes vivant avec le VIH qui sont déplacés et/ou sont loin de leur centre de prise en charge. L’ANJFAS note aussi que les forces internationales qui devaient, selon leur mandat, faciliter l’accès humanitaire, sont prises à partie par des groupes armés, rendant ainsi difficile le travail des humanitaires.
Face à cette situation qui entrave la vie des personnes vulnérables, l’ANJFAS rappel aux groupes armés la nécessité de respecter le droit international humanitaire et à considérer la neutralité des agences humanitaires dans la crise qui secoue la Centrafrique. L’ANJFAS lance un message patriotique que tous les groupes armés et les manifestants se doivent de respecter la population civile, de préserver les structures sanitaires et les humanitaires.
40 animatrices travaillent tous les jours, grâce à l’appui de l’Unicef et du ministère centrafricain de la santé pour orienter les femmes enceintes pour le dépistage volontaire de VIH. Chaque jour, au moins 200 femmes par semaine sont référées dans des services adéquats et 33 femmes dépistées séropositives sont déjà sous traitement pour la prévention de la transmission de la mère à l’enfant. Nous regrettons qu’il soit impossible de suivre ces personnes durant cette crise.


Fait à Bangui, le 20 octobre 2014
Le Coordonnateurs des Projets de l’ANJFAS
Cyriaque Ngombe


Histoire du peuplement



Depuis la préhistoire, en passant par l’antiquité puis dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, la République Centrafricaine fut une terre peuplée. Ses savanes, ses rivières, ses montagnes ont joué un rôle important dans les grands mouvements de population qui ont abouti au peuplement actuel du continent. La Nation centrafricaine est composée d’une mosaïque d’ethnies dont les origines demeurent complexes et mal connues. Certains chercheurs à conclure hâtivement que la majorité de population centrafricaine est installée dans le pays depuis moins de deux siècles ».

Les origines controversées du peuplement centrafricain découlent de deux faits historiques des 18e et 19e siècles : Les principaux groupes qui forment la mosaïque ethnique actuelle de la R.C.A sont les Gbaya, les Mandja, Banda, les Nzakara, les Zandé, les Mboum, les Sara, les Ngbandi, les Oubanguiens, les Bantou, les Pygmées et les Peulh.

Gbaya et Mandja.

Venus de la Nubie, les Gbaya se sont d’abord installés dans l’Adamawa au pied de la Bénoué, puis dans les bassins des rivières Sangha, Lobaye, Logone et Bahr Sara. Fuyant devant la guerre sainte (le djihad) du réformateur peulh Cheikh Othman Dan Fodio et de son lieutenant le Modibo Adama, ils sont descendus au Sud ; c’est ainsi que les Gbéa sont parvenus à Bossangoa, les Bokoto ont occupé la Lobaye entre Boda et Bozoum, les Kara se sont retrouvés dans la région de Bouar, les Bouli se sont installés entre Berbérati et Bétaré-Oya, les Bodomo à Batouri, les Kaka à la confluence de la Nana et de la Mambéré et enfin les Bianda au Sud de Carnot.

Les Mandja ont traversé l’Oubangui pour le Congo Démocratique et sont revenus occuper Sibut, Kaga-Bandoro et Bouca. Les Ali et les Gbanou se sont installés sur la Pama et la M’Poko et les Boffi sur la Lohamé dans la région de Boda.
Actuellement, les Gbaya et les Mandja occupent toute la partie ouest du méridien 20° Est.

Banda.
Anciens habitants du Darfour et du Kordofan où ils ont résisté à l’Islam, les Banda ont quitté les montagnes foriennes au XIXe siècle pour le pays Fertit, dans les savanes de l’est centrafricain. Un groupe, les Yanguéré, refusant l’autorité du Dhar el Kouti sont allés se réfugier dans les forêts de la Lobaye et de la Sangha, les Gbambia ont occupé l’Ouham et les Mbanza se sont installés au Congo Démocratique dans les vallées de la Loua et de la Mangala. Au Nord-Est de la vallée de l’Oubangui se sont constitués les Togbo, les Langbassi, les Ouadda, les Linda, les Ngbougou, les Yackpa, les Vedre, etc. Aujourd'hui, les Banda qu'on retrouve un peu partout en Centrafrique vivent majoritairement dans le Centre-est. Ils constituent avec les Gbaya l'un des plus grands groupes ethniques de la R.C.A

Nzakara et Zandé.

Venus du Nil, fuyant devant les esclavagistes musulmans et conduits par Ngoura (1755-1780), les Zandé se sont installés dans les vallées du Mbomou et de l’Ouellé, puis ils sont revenus au Bahr el Ghazal. Ayant soumis les peuples autochtones, ils ont fondé les royaumes de Bangassou, Rafaï, Zémio et Obo qui ont survécu jusqu’à la période coloniale. Issus des anciens clans Kpata, ils ont eu une solide organisation sociale royale qui leur a permis de conserver leur individualité.

Mais au dix-neuvième siècle, ils ont été dominés par le clan Ngbandi des Bandia, descendants du souverain Bakia. C'est toujours dans la savane du Sud-Est du pays notamment les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou que se concentrent les Zandé et le Nzakara.

Ngbandi.

Réfugiés d’Aloa après sa prise au seizième siècle par les Chillouk, les Ngbandi ont pénétré en R.C.A par le bassin du Haut Oubangui. Peuples commerçants, spécialisés dans le pagayage et la pêche et dont les îles ont constitué des refuges, les Ngbandi ont occupé le Haut et le Moyen Oubangui. On retrouve d’est en ouest, les Yakoma, avec leur monnaie en fer appelée "nguinza" en amont du confluent Ouellé-Mbomou depuis les chutes Haunssens jusqu’aux rapides de Satéma et les Sango de Satéma à la Moi.

Oubanguiens.

Originaires des sources du Nil qu'ils ont quittées avant le XVIe, ces populations se sont installé le long de l'Oubangui, depuis le confluent de Kouango jusqu'à Mongoumba. Il comprend les Ngbaka, les Bolaka, les Gbanziri, et le petit groupe Monzombo.

Mboum.

Originaires de la Nubie nilotique, les Mboum ont fondé le royaume de Kororofa. Dès le dixième siècle, ils ont dominé pendant longtemps l’Adamawa, et ayant survécu aux évènements du dix-neuvième siècle, ils se sont réfugiés dans les montagnes du Yadé où ils se sont défendus farouchement contre les Gbaya et les colonisateurs. Ils sont constitués de Karré, Pana et Tali.

Sara.

Avec la disparition des royaumes de Makura, d’Aloa sous l’invasion des musulmans, dès 1504, les Sara ont successivement migré vers le Sud, le Sud-Ouest et l’Est. Constitués d’au moins douze ethnies parmi lesquelles on a les Kaba, les Ngama, les Mbaï, les Dagba, les Valé, les Lutos et un petit groupement aux environs de Mobaye dénommé Baguiro. En Centrafrique, le groupe Sara a établi son fief dans la Région 3, dans la partie nord des préfectures de l'Ouham et de l'Ouham-Pendé frontalière du Tchad où se trouve la plus forte concentration de ces populations.

Il y a aussi un petit îlot Sara dans la région de Birao, constitué de Goula, Kara Youlou, et Kreich. Dans le Haut Chari, les Goula dont le nom signifie « hommes de l’eau », grands commerçants, se sont installés dans la vallée de l’Aouk aux abords du lac poissonneux de Mamour où ils se sont répartis en Goula Homr et Goula Noirs, ceux de Ndélé, en Goula Koumra et Goula Médé.

Arrivés du Nil bleu, les Youlou se sont installés et ont dominé le rocher de Ouanda-Djallé où ils ont préservé leur indépendance, avant d'être  dispersés par Sénoussi. Ce sultan opposa une grande résistance aux troupes coloniales qui eurent beaucoup de mal à soumettre son royaume.

Bantu.

Originaires du Nigeria et du Cameroun, les Bantu ont emprunté les grandes rivières comme la Sangha et ses composantes, la Kadéï et la Mambéré, l’Oubangui et son affluent la Lobaye, le Mbomou, qui ont constitué les grandes artères de leur migration du nord au sud et d’ouest en est. Les Mpiémon (Mbimou) et les Ngoundi en suivant la vallée de la Sangha se sont installés dans la région de Nola et de Bayanga, avec les Sangassanga. Remontant la Mbaéré et la Mambéré, les Pandé ont occupé Bama. Poursuivant leur expansion le long de l’Oubangui et du Mbomou, les Karé et les Banri se sont retrouvés dans le Mbomou et le Haut-Mbomou.

Les Issongo se sont installé à Mbaïki, suivis des Bouaka qui se sont arrêtés à Boda au contact des Boffi.

Pygmées.

Connues depuis la haute antiquité par les Egyptiens, les Grecs et les Romains qui les citaient comme les populations de petite stature, occupant les grandes forêts d’Afrique équatoriale et tropicale.
Premiers occupants du pays, leur régression suit celle de la forêt. Exclusivement chasseurs-cueilleurs, ils vivent en petites communautés dans la forêt où ils se nomment Baka dans la Lobaye et Babenzélé dans la Sangha-Mbaéré à côté des minorités Bantu.

Peulh.

Fuyant la pression des Lamibé du Nord Cameroun, les premiers peulhs, les Mbororo sont arrivés en R.C.A dans les années 1920. Installé tout d'abord au Nord-ouest du pays dans les sous-préfectures de Bocaranga, Bouar et Baboua, ces populations ont progressivement migré vers l'Est et le Sud-Ouest. Aujourd'hui, les Mbororo, constitués en majorité de sous-groupes Djafun et Woodabé, nomadisent partout en R.C.A, jusque dans les zones forestières où ils exploitent les forêts incluses du plateau de Salo dans la Sangha-Mbaéré au Sud-Ouest et de Bangassou au Sud-Est. Leurs principaux fiefs demeurent cependant la région de Bouar-Bocaranga au Nord-Ouest, celle de Bossembélé-Yaloké au Centre-ouest et Celle de Bambari au Centre-Est.
Jeudi 21 Février 2013 - 12:47
Joseph Moga



A lire également :
< >

Jeudi 21 Février 2013 - 12:43 Structure de la population

Jeudi 21 Février 2013 - 12:34 Répartition spatiale


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